MAGNUM
+ Anthropia
Paris – Le trabendo – 15/05/2007
Les absents ont toujours tort dit-on… et bien ceux qui n’étaient au Trabendo ce mardi là … tant pis pour eux ! Ils n’auront pas pris deux claques. Certes les deux baffes n’ont pas été données avec la même force, mais tout de même. Jugez plutôt…
La première volée arrive, sans crier gare, avec Anthropia, jeune combo niçois, qui s’empare avec envie de la scène. Au départ soutenu par quelques initiés, le groupe au fil de son set brillant (une grosse demie-heure environ) arrive a conquérir une large frange du public, grâce à son metal inventif et technique. Les morceaux sont délivrés avec aisance et une énergie certaine. Anthropia évolue dans un registre assez diversifié, allant du prog’ au speed en passant par l’épique et même parfois quelques gouttes de death/trash. Tiré vers l’avant par Hugo (le Tony Clarkin des azuréens…), doté d’une efficace section rythmique et d’un bon guitariste en la personne de Yann, soutenu par le charme et la voix de Nath, Anthropia est tout à fait agréable et surprenant ! Je ne connaissais pas, je l’avoue, leur musique et, ma foi, je vais maintenant la découvrir en cd. Un groupe à suivre et à soutenir en tout cas !

Hugo et Nath (Anthropia) entourent Bob Catley (Magnum) - Photo site officiel Anthropia
Quelques minutes plus tard, le temps pour le public de quarantenaires (en majorité…) de se désaltérer, Magnum s’empare de la scène et de la salle ! Les anglais sont enfin de retour à Paris après des années d’absence. D’entrée le ton est donné avec le titre d’introduction du nouvel album « When we were younger », belle intro majestueuse et c’est parti pour les 1h45 que va durer la deuxième claque ! La première partie du set est composée de morceaux de « Princess Alice » et de classiques. Vont alors se succedé (l’ordre de passage, n’est pas exact…) « Back street kid » « Like brother we stand » « On a storytellers night » « Dragons are real » « Out of the shadows » ou encore « We all run »… Les morceaux sont joués avec passion et comme toujours avec précision. En milieu de concert “Les morts dansants” vient faire souffler le public et adoucir l’atmosphère. Mais finalement pas le temps de respirer pour les fidèles fans de la bande à Clarkin, « How far Jerusalem » (avec une section centrale magnifique) remet la pression et ouvre la deuxième vagues de « tubes ». Sont alors passés en revue « Vigilante », l’excellent « All england eyes », l’émouvant « The spirit » et enfin un monumental « Kingdom of madness ».

Mark Stanway - Tony Clarkin (Photos : www.musicheadquarter.de)
Bob Catley parait toujours avoir 20ans, Tony Clarkin fait étalage de sa classe et démontre une fois de plus, si besoin est, qu’ il est un grand, très grand guitariste (et compositeur bien evidemment…). Jimmy Copley n’ayant pu, pour des raisons de santé, assurer cette tournée, est remplacé derrière les fûts par Harry « Fabien Barthez » James (Thunder, Bad influence…) qui est loin d’être un batteur de 2eme division. All Barrow, plus pro que jamais, s’amuse comme un gamin au milieu de ces messieurs. Enfin, Mark Stanway, discret mais ô combien précieux, assure les claviers qui donnent toute leur ambiance à Magnum et au set.

Bob Catley et All Barrow (Photo : www.musicheadquarter.de)
Le show s’achève donc, trop vite, mais Magnum gratifie son public parisien d’un rappel, au menu duquel figure le convivial « Thank you for the day » et une extended-version (Ah cette intro de Stanway… !) de « Sacred hour ». En résumé, un concert magnifique, rempli d’émotion, d’émotions et de passion, tout comme la musique du groupe. Une seule chose a espérer : ne pas attendre des années avant de les revoir !
Retrouvez un autre live-report, ainsi que de magnifiques photos de la soirée ici :
http://www.le-hiboo.com/concerts/magnum-anthropia-au-trabendo/
De superbes photos de Magnum et Anthropia sur live-pics.net ici :
http://www.live-pics.net/concert/concert_070515_%20Anthropia_FR.php
http://www.live-pics.net/concert/concert_070515_Magnum_FR.php